Assurance-vie : quels critères pour choisir la meilleure offre ?

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Placement numéro un dans l’Hexagone en termes de volume, l’assurance-vie est l’option préférée des Français et cela, de nombreux assureurs l’ont bien compris !

Comment faire son choix dans un marché aussi abondant que celui de l’assurance-vie ? Parce qu’un tel placement représente un engagement à long terme, le Finclub vous dévoile ses conseils pour choisir la solution la mieux adaptée à vos besoins parmi les milliers de contrats présents sur le marché. Suivez le guide !

Avertissement

Les informations fournies sont uniquement à but éducatif. Finclub ne propose pas de conseil en investissement ni de services de courtage. Nous ne recommandons pas d’acheter ni de vendre un actif ou produit d’investissement particulier.

Choisir selon votre profil d’investisseur

Bien que l’assurance-vie représente un investissement sur le temps long pour la construction (voire la transmission) d’un patrimoine, il demeure envisageable de souscrire à plusieurs contrats

Cela étant dit, quels critères vous permettront de prioriser telle ou telle solution ? Le premier élément de réponse réside dans la connaissance de votre propre profil d’épargnant.

Vos acquis

Avant même de vous fixer un quelconque objectif de rendement, il est impératif d’avoir connaissance de vos ressources initiales.

La première ressource à laquelle tout un chacun pensera est évidemment financière : de quel capital disposez-vous, tant pour votre versement initial (à l’ouverture du compte) que pour les versements futurs (versements libres et programmés) ?

À noter

L’idéal serait d’établir un plan d’investissement à long terme afin de mieux visualiser les objectifs qu’il est raisonnable de poursuivre.

En termes de gestion de votre contrat, déterminer votre situation familiale et professionnelle ainsi que les connaissances techniques dont vous disposez aidera à estimer si vous disposez des ressources temporelles et financières suffisantes pour gérer vos placements par vous-même (gestion libre), ou s’il vaut mieux déléguer celle-ci à un spécialiste (gestion pilotée).

Enfin, l’équilibre des parts de votre contrat d’assurance-vie entre fonds en euros et Unités de compte (UC) résultera de votre profil de risque. Alors qu’une forte aversion au risque implique naturellement la première option, les profils plus audacieux (dits “dynamiques”) se tourneront davantage vers la seconde.

Vos objectifs

Selon votre profil et les ressources identifiées, la seconde étape sera d’établir deux objectifs complémentaires :

  • L’objectif personnel. L’épargne offerte par l’assurance-vie peut servir à divers projets. Financer votre retraite, investir dans une résidence principale, transmettre votre patrimoine… à vous de définir vos priorités.
  • L’objectif de rendement. Cet objectif intermédiaire vous permettra d’évaluer le montant nécessaire pour atteindre vos objectifs personnels. Parce que celui-ci est chiffré, il vous offrira une meilleure vision des intérêts et charges envisageables.
À noter

Certains projets plus modestes ne nécessitent pas d’assurance-vie pour être financés. Veillez donc à ce que vos placements s’adaptent à vos attentes.

De nos jours, l’investissement responsable gagne du terrain, démontrant ainsi que les valeurs éthiques sont au centre de l’attention des Français. Dès lors, vos propres convictions pourront être un critère de sélection décisif, selon les fonds proposés par tel ou tel contrat.

Choisir selon les bons critères

Diversification des supports

Les contrats monosupports composés exclusivement de fonds en euros ont aujourd’hui tendance à disparaître au profit des multisupports (équilibre entre fonds euros et unités de compte), qui représentent environ 95% des contrats sur le marché de l’assurance-vie.

Néanmoins, si la diversification des actifs (nature, secteur et localisation) demeure une stratégie efficace pour limiter les risques de perte sur vos placements en UC, il reste légitime de privilégier la qualité des fonds (en termes d’éthique et de rendement).

De plus, les difficultés potentielles de gestion de fonds ultra diversifiés viennent atténuer la véracité de l’adage “ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier” ! On considère qu’une quinzaine de fonds constitue une diversification suffisante, là où les profils plus actifs pourront investir dans une cinquantaine de fonds.

Diversification des contrats

Bien que l’opulence du marché des assurances-vie puisse être, à première vue, une source d’embarras, il n’en demeure pas moins que ce contexte ultra concurrentiel peut être mis à profit pour négocier des rabais sur vos frais auprès des assureurs.

Gardez ainsi à l’esprit qu’en cas de faillite d’un établissement d’assurance, l’ensemble de vos versements vous est garanti à hauteur de 70 000 €. Dans le cas où vous comptez souscrire plusieurs contrats, l’idéal est donc de respecter ce plafond tout en ouvrant un contrat unique par assureur.

Les différents types d’interlocuteurs que vous rencontrerez sur le marché de l’assurance-vie sont :

  • les compagnies d’assurance traditionnelles ;
  • les conseillers patrimoniaux ;
  • les courtiers ;
  • les associations d’épargnants ;
  • les banques.
Bon à savoir

Les banques jouent uniquement le rôle d’intermédiaire dans la commercialisation d’assurances-vie, et passent généralement par les services d’un établissement tiers.

Types de contrats

Si la majorité de ces contrats d’épargne sont individuels et donnent donc un véritable poids décisionnel au souscripteur, les associations d’épargnants, quant à elles, proposent un contrat collectif.

Ce cas de figure implique une meilleure accessibilité aux contrats d’assurance-vie, toutefois le souscripteur (alors renommé “adhérent”) ne jouit plus du même pouvoir décisionnel puisque celui-ci revient à l’association. Cette dernière est seulement tenue d’informer chaque adhérent de ses décisions dans les trois mois avant leur mise en application.

Bon à savoir

Malgré ce handicap apparent, certaines associations de défense des épargnants telles que l’Afer ou l’Agipi sont susceptibles d’offrir des conditions avantageuses à leurs adhérents.

Choisir selon les modalités des contrats

Gestion et versements

Si certains choisissent un mode de gestion pilotée, le souscripteur soucieux de gérer librement ses investissements aura tout intérêt à opter pour un contrat prenant en charge la gestion en ligne, avec assistance personnalisée à disposition.

Dans la même optique, plusieurs options avancées offriront davantage de souplesse dans la gestion de votre portefeuille :

  • le transfert des intérêts du fonds en euros vers les UC ;
  • le transfert des plus-values des UC vers les fonds en euros ;
  • le rééquilibrage automatique des parts entre fonds en euros et UC.
Attention

Ces options requièrent une vigilance accrue de la part de l’investisseur !

Montant minimal de versement, périodicité des versements programmés, temps et méthodes de traitement des demandes de retrait : ces modalités sont également à prendre en compte pour débloquer plus facilement des liquidités.

Performances et frais

Pour faire sens et calculer votre rendement net, les performances offertes par les fonds sélectionnés doivent être retranchées des frais (versement, gestion, arbitrage) de l’assurance-vie.

Dans ce but, les performances historiques de chaque fonds ainsi que les retours clients et la documentation fournie par l’assureur sont de bons indicateurs. Toutefois, plusieurs années sont nécessaires pour évaluer justement le rendement d’une assurance-vie.

Réputation et services

Selon votre profil, il sera plus porteur de signer avec un établissement historiquement reconnu ou, au contraire, de viser les initiatives plus innovantes. Dans tous les cas, sachez faire la part des choses entre marketing et réalité de l’offre !
Pour ce faire, le mieux reste encore de questionner directement les acteurs sur le marché concernant le service client, les fonctionnalités de gestion ou encore l’accessibilité des fonds et relevés de compte.

author
Michaël Marrot

Diplômé du Master Grande École de l’INSEEC Business School et rédacteur spécialisé chez Syntax Finance, Michaël compte à son actif plus d’une centaine de contenus éducatifs rédigés pour les médias NewTrading.fr et Finclub.fr sur les thématiques : bourse, immobilier et cryptomonnaies.

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